Un rapport sur les tendances sur l’assurance en ligne en Inde

Je vous met en ligne un rapport intéressant sur les tendances sur le développement des assurances en ligne en Inde. Pour information, et peut-être à l’encontre de certaines idées reçues, l’assurance en ligne se développe à vitesse grand V en Inde, au point que l’organe représentatif de la profession, l’IRDA a annoncé voici peu la dématérialisation complète de l’assurance d’ici 2013, avec bien sûr une montée en puissance de la signature électronique à prévoir. Nombreux développement sur l’assurance santé dans ce rapport, mais aussi des données sur l’assurance auto page  28 à 35.

Pour lire le rapport, c’est ici

Statistiques assurances auto : Inventaire des sources de données

Il est toujours intéressant de consulter aussi les sites des assureurs dès lors qu’on parle de chiffres ou de statistiques sur l’automobile : Il ne surprendra personne que ces derniers soient en effet au premier poste dès lors qu’il s’agit de recueillir des données pertinentes sur le secteur automobile. Dans ce billet je vous proposerai de consulter des chiffres concernant des sources statistiques en provenance de différents pays, l’ensemble aura vocation à s’insérer plus tard dans un dossier regroupant la plupart des services statistiques des instances représentatives de la profession à travers le monde.

Les données du SRA en série longue sur les pièces détachées

Le SRA a rendu public au cours du mois de mars un certain nombre d’informations portant sur l’évolution des tarifs des pièces détachées. Les assureurs, comme la Fédération de la distribution automobile, tentent d’obtenir un geste de la part des pouvoirs publics en faveur de la libéralisation du marché des pièces détachées.
De nombreux intérêts sont en jeu, notamment en termes d’emploi comme vous avez pu le constater à la lecture de mon dernier billet, et les pressions de la FEDA et des compagnies d’assurance auto en faveur de la libéralisation du marché des pièces détachées, pour altruistes qu’elles puissent paraître – dans la mesure où elles mettent en avant l’intérêt des consommateurs (dont le budget entretien a augmenté directement et indirectement de manière significative) – peuvent laisser sceptique quant au fond de leur motivation.

Sur le site du SRA vous trouverez notamment les éléments suivants :

  • Statistiques des bris de glace ;
  • Immatriculations ;
  • Prix des boucliers avant 2011 ;
  • Prix des pare-brise comparés ;
  • Prix des pièces en série longue sur la période 2000-2011 ;
  • Prix des pièces Europe ;
  • Statistiques sur les vols (par genre et fréquence).

Les données de l’Highway Loss Data Institute en série longues : Une mine d’information

Je vous invite par ailleurs, ce qui vous permettra de comparer pour partie certaines données,  à consulter l’excellent service statistique de l’Highway Loss Data Institute, sur lequel vous pourrez consultez les séries longues pour différentes catégories d’accidents, avec notamment les typologies suivantes :

Décès par genre

Décès introduisant un taux d’alcoolémie, par type de transports :

Vous pourrez aussi consulter les statistiques pour les deux roues, les camions, les personnes âgées, les enfants, etc.

Données complémentaires

Autres données qui ne manqueront pas d’intéresser les parents (sans équivalent malheureusement du côté Français à ma connaissance),  le classement des sièges auto, en fonction du niveau de sécurité apporté, ainsi que – toujours sur le thème connexe de l’utilisation des ceintures de sécurité – une étude récente publiée en mars dernier et portant sur l’utilisation des ceintures de sécurité :

Response of part-time belt users to enhanced seat belt reminder systems of different duty cycles and duration

Statistiques Francophones

Pour les Francophones, intéressés par les statistiques sur les assurances, je vous invite par ailleurs à consulter :

  • Pour le Canada : Le site du Groupement des Assureurs Automobiles (GAA) qui gère le Plan statistique automobile (PSA) et le Fichier central des sinistres automobiles (FCSA) ;
  • Pour la Belgique, le site d’Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurance, qui met à la disposition du public les recueils statistiques sur les différentes branches de l’assurance.
  • Pour l’Afrique, le Maghreb et le Moyen Orient, vous pouvez aussi consulter l’impressionnante base de données de la FANAF ou vous aurez la possibilité de consulter des données des différents pays adhérents, ainsi que des statistiques globales sur l’industrie de l’Assurance dans la région, pour certaines en séries longues.

Géopolitique et construction automobile : PSA suspend l’exportation des pièces détachées en Iran

Globalisation oblige : Il arrive que les questions de géopolitique aient des répercussions dans l’économie nationale, c’est précisément ce qui est en train de se passer avec l’usine PSA de Vesoul, dont 220 salariés subiraient déjà les conséquences des sanctions internationales prises à l’encontre de l’Iran.

Pièces détachées à destination de l’Iran

Le porte-parole de l’usine annonçait en effet le 14 mars dernier la mise en chômage partiel de 220 des 280 salariés d’un atelier dont la majeure partie de la production concernait l’exportation de pièces détachées à destination de l’Iran (pour les 405 et les 206). Il est question aussi d’un possible redéploiement des salariés vers d’autres ateliers. Pour le responsable FO du site en question qui emploie en totalité 4930 salariés dont 600 intérimaires (soit 15% de l’effectif), les explications communiquées restent cependant trop floues, et les salariés souhaiteraient bénéficier de plus d’informations.

Partenariat avec Iran Khodro

En Iran on rappellera que PSA Peugeot Citroën collabore avec Iran Khodro (une société publique Iranienne) qui assemble de nombreux modèles Peugeot sous licence. Iran Khodro produirait près d’un million de véhicules par an (tous types et marques confondus) ; ce qui le place parmi les vingt premiers constructeurs automobiles au monde.

Le partenariat avec PSA repose sur l’importation de pièces détachées pour un assemblage local des modèles (281000 véhicules produits en 2004 pour Peugeot), à noter qu’Iran Khodro produit aussi pour Renault (Logan) via Renault Pars, détenu à 51 % par Renault, et à 49 % par un consortium (AIDCO) regroupant notamment Iran Khodro et Saipa, l’autre grande entreprise Iranienne, ancienne filiale iranienne de Citroën nationalisée dans les années 70  et qui par ailleurs 51% des parts d’Iran Khodro. Saipa produit là encore pour plusieurs constructeurs dont Citroën.


Explication avancée : les garanties bancaires

L’une des explications avancées par la direction, serait la conséquence de sanctions internationales privant PSA de garanties de financement : Les banques Européennes ne souhaitant plus travailler avec leurs homologues Iraniennes, feraient peser un risque de paiement. Certaines mauvaises langues incrimineraient cependant le récent rapprochement entre PSA et General Motors. Ainsi le quotidien Le Monde, dans un article du 28 mars faisait ainsi référence au lobbying d’United Against Nuclear Iran qui aurait interpellé le groupe américain dans le but d’inciter PSA, à rompre ses relations commerciales avec l’Iran.

Toujours est-il que l’opération présente des enjeux importants pour PSA : L’Iran Kohdro représenterait un cinquième de ses ventes mondiales en volume, deuxième marché en 2011 derrière la France avec 458 000 véhicules et jusqu’à 2% des recettes mondiales du groupe.


Une bonne nouvelle

Néanmoins, il est difficile pour l’instant d’estimer le risque économique pour Peugeot, Non seulement en Iran on produit déjà une bonne partie des pièces détachées nécessaires à l’assemblage, mais on étudie la possibilité de produire les pièces jusqu’ici importées de France. De plus, le PDG d’Iran Khodro, Javad Najmeddin, aurait déjà déclaré que selon lui les sanctions n’auraient pas de conséquences sur le partenariat avec PSA. C’est probablement aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre la perplexité des salariés de Vesoul mis en chômage partiel…

Les budgets référencement des assureurs

Un monopole de fait en Europe

Vous avez probablement déjà entendu parler du rôle écrasant de Google dans les résultats de recherche. Oui l’incontournable Google fait un peu ce qu’il veut en la matière, dans une relative impunité, puisque même les pouvoirs publics ont reculé quand il s’est agit de créer une taxe dite “taxe Google” visant donc à taxer la société sur ses recettes publicitaires. Car la publicité constitue encore le nerf de la guerre du géant Américain qui  détient un quasi monopole sur les recherches internet : Plus de 90% des recherches Internet  en Europe sollicitent Google!  Google, qui  fait donc la pluie et le beau temps dès qu’il s’agit de vouloir s’assurer d’une présence sur le web.

Le coût de la présence

Google coûte cher aux assureurs et aux mutuelles, cela n’a rien d’étonnant puisqu’avec le développement de l’assurance en ligne, il est devenu crucial pour les assureurs d’apparaître bien placés dans les résultats, en particulier pour ceux qui ne basent pas l’essentiel de leur stratégie sur leur présence dans les comparateurs d’assurance. Les comparateurs ont bien sûr les mêmes préoccupations, d’ailleurs les comparateurs sont aussi – la plupart du temps – la propriété soit de mutuelles, soit de compagnies d’assurances, ou pour certains poids légers, de courtiers.

Le jour ou Google se lancera dans la comparaison

Pourtant à ce jour les médias sociaux sont restés relativement en retrait de ce marché de la comparaison
d’assurance, mais certains prophétisent déjà qu’un jour viendra où les internautes recourront à un service Google pour souscrire leur assurance auto en ligne, ou à un autre réseau peut-être encore inconnu à ce jour mais qui aura su concevoir l’outil ad hoc, et convaincre les assureurs et courtiers de s’embarquer dans l’aventure. La configuration actuelle, qui fonctionne encore avec quelques gros acteurs (assurland, hyperassur, le lynx) se rapprocherait alors d’un modèle à comparateur unique, offrant toutes les garanties souhaitées à l’internaute en termes de choix, un internaute, qui pourra de surcroit rester “dans ses repères”, en ne sortant pas de l’interface de son moteur de recherche habituelle.

L’importance d’une vitrine

Mais assureurs et courtiers auront toujours a priori besoin d’une vitrine ne serait que parce que la notion de marque n’a rien perdu de sa pertinence pour les assurés, et pourrait même prendre une importance croissante dans l’avenir, alors qu’en toute logique, les taux d’attrition observés dans les assurances devraient progresser. Google continuera donc de leur faire payer l’insertion des liens publicitaires dans les résultats
de recherche, ainsi que probablement d’autres techniques de présence qui se développeront dans l’avenir.

Voyons sommairement comment fonctionnent ces systèmes d’enchères : Google fait payer aux entreprises certains liens – on appelle cela les liens sponsorisés – ces fameux liens qui apparaissent en tête de page ou sur le côté,  quand on effectue une recherche sur le moteur. Ces liens sponsorisés s’achètent via un système d’enchères, et les mots clés les plus désirés sont aussi ceux qui coûtent les plus cher.. Je n’ai nullement l’intention (ni la compétence ) de rentrer dans les détails de ces opérations qui ne m’intéressent guère je l’avoue, pour ceux qui souhaitent un éclairage fin sur ces questions je vous recommande la lecture de l’article suivant (The big lie of AdWords average position), qui vous fera percevoir certains des arcanes du métier de SEO/SEM, pour une introduction, vous pouvez vous rendre sur des sites du type webrankinfo.fr, l’un des plus plus gros portails “historiques” Français consacré au référencement.

Qu’il suffise de savoir que ces dépenses se chiffrent couramment en plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois pour les plus gros acheteurs, voire beaucoup plus encore pour les mastodontes, le plus gros consommateur en la matière étant Google lui même, on dépasse alors les 2 millions de dollars/mois… Les assureurs dépensent beaucoup d’argent sur des mots clés type « mutuelles santé », « comparateurs de mutuelles », « assurances », etc.. il faut prendre ces mots au singulier, au pluriel, parfois il faut aussi acheter les mots avec une faute (« mytuelle ») par exemple puisque l’internaute peut aussi faire des erreurs de frappes, etc.

Le référencement naturel

L’autre grand moyen d’apparaître en bonne place dans les résultats de recherche consiste à recourir à ce qu’on appelle le référencement naturel : Ce référencement n’a au final que peu grand chose à voir avec le “naturel” et consiste à soigner le code d’un site, son contenu, à insérer un maillage de liens judicieux (interne et externe), le but étant de valoriser le site ou le blog aux yeux de Google.
Les mutuelles et compagnies d’assurance, vont alors développer des stratégies de référencement qui peuvent elles aussi s’avérer fort complexes, gérant tout cela en interne, et/ou recourant aussi à des prestataires extérieurs, à des agences de SEO/SEM, etc. Ces stratégies (là aussi coûteuses, quoique moins que le système adwords la plupart du temps) peuvent impliquer la gestion de plusieurs blogs (voire plusieurs niveaux de blogs)  dont la fonction consistera à apporter du trafic aux sites principaux de la compagnie ; à cet effet les assureurs, comme d’ailleurs un certain nombre d’entreprises achètent des liens positionnés sur des mots clés donnés (comme il m’arrive d’en commercialiser moi même je l’avoue), et dont le seul but est d’assurer un meilleur positionnement dans les résultats de recherche de Google, mais de manière “naturelle”. Bien évidemment Google, en bon système monopolistique qu’il est n’aime pas du tout les sites qui vendent trop de liens, et peut pénaliser ceux-ci en cas de pratiques abusives, tout étant affaire de degré en cette matière…

Stratégies d’investissement : Les assureurs inquiets des nouvelles exigences de solvabilité 2

D’après une enquête de BlackRock, 90%  des assureurs s’estimeraient préoccupés à propos de leur capacité à remplir les nouveaux critères de data reporting introduits par solvabilité 2. L’enquête a été réalisée auprès de 220 assureurs dans 18 pays. Les assureurs déclarent qu’ils vont probablement adapter leur stratégie d’investissement aux nouvelles exigences,  à savoir davantage d’actifs alternatifs : 32% des assureurs interrogés estiment qu’ils vont augmenter leurs positions en termes de private equity et d’Hedge funds. La tendance sera donc au multi assets sachant que les stratégies d’investissements en question seront aussi pour partie conditionnées par le fait que certains investissements requièrent davantage d’informations…

Opportunités pour les administrateurs de fond

92% des assureurs se déclareraient anxieux en ce qui concerne la qualité des données qu’ils recevront des gestionnaires / administrateurs de fonds ( third parties). Toujours d’après BlackRock, la pression sera forte sur les gestionnaires qui devront prouver leur capacité à détailler et analyser (‘look through’) les portefeuilles.  Mais pour certains des gestionnaires, ces nouvelles exigences introduites par solvabilité 2 peuvent fournir autant d’avantages comparatifs par rapport à des concurrents moins efficients, je vous invite pour comprendre un peu de quoi il retourne à lire ce document : “The Third-Party Insurance Investment World Is Increasingly Multi-Asset And Global” ; en fait  une interview de Matt Malloy responsable solutions assurances chez J.P. Morgan Asset Management :

Malloy: We see it as a significant opportunity for J.P. Morgan Asset Management. We are already actively engaged in the Solvency II discussion with clients and prospects. So, although regulation itself may create more constraints for insurers, it has already created an opportunity for J.P. Morgan Asset Management and others to engage in a substantive dialogue with the market. This business is about relationships and adding long-term value. This market is hugely fragmented and in need of quality advice. If we do the right thing, we will do a lot of business with them over the longer-term.

Toujours d’après Blackrock, il y aurait un hiatus entre la confiance témoignée par les assureurs en ce qui concerne leur aptitude à remplir les nouvelles obligations introduites par S2 et leur compréhension des niveaux de temps et de ressources nécessaires à cet effet. Mais étant donné que c’est précisément le genre de services que propose BlackRock, peut-être que l’étude s’en trouve quelque peu biaisée :-) .

Source : http://www.commercialriskeurope.com/cre/1214/15/Insurers-overwhelmingly-concerned-about-data-requirements-of-Solvency-II/

Des assureurs accusés de discrimination envers les chômeurs

capture d'écran du site de l'assureur AA

Une étude réalisée pour le compte de la BBC  vient de mettre en évidence des discriminations quant aux montants des primes d’assurance auto pour les sans-emplois. La BBC a demandé à trois courtiers des devis pour un employé de bureau, ensuite les journalistes ont réitéré l’opération avec le même profil (sexe, âge, etc), à la seule différence que le prospect devenait sans emploi. Résultat : Les augmentations des primes d’assurance auto, s’élevaient en moyenne (pour les  3 courtiers) à 30%. Chocking isn’t it?

Un catalogue de justifications douteuses

Aviva est l’assureur qui forçait le moins la note avec « seulement »  +23%, mais l’un des courtiers dont le nom n’est pas cité, affichait lui une différence de 63% !  Graeme Trudgill de la British Insurance Brokers’ Association justifie ces écarts par le fait que les conducteurs chômeurs, sont considérés comme moins susceptibles de prendre soin de leur véhicule, et présentent par ailleurs un risque de crédit plus élevé.
Le porte parole de l’assureur AA, Ian Crowder, a quant à lui déclaré que les chômeurs étaient davantage susceptibles d’être distraits en voiture, et présentaient plus de risque de conduire sur des routes qu’ils ne connaissent pas, notamment dans le cadre de leur recherche d’emploi (alors que nous savons que statistiquement le risque est justement au contraire plus élevé sur les trajets les plus connus).

Cynisme des compagnies d’assurances?

Toujours d’après M. Crowder, décidément joyeusement cynique, les chômeurs de longue durée, présenteraient un nombre de sinistres supérieur à la moyenne et seraient plus enclins à la fraude que les salariés… Ce qui au vu des tarifs d’assurance au Royaume-Uni (outrageusement élevés) n’est guère étonnant, vous avez dit cynisme? Enfin l’Association of British Insurers, a encore enfoncé le clou en précisant que le risque additionnel associé avec la perte d’emploi était un facteur quantifié démontré par les faits (any additional risk associated with being out of work is a “quantified factor supported by evidence”). On croit rêver bien sûr, et l’on serait curieux de voir exposés les chiffres dont sont issus de tels axiomes, on comprend aussi les limites du “profilage”, un modèle fondé sur la prépondérance de grossiers agrégats (“chômeurs”, “salariés”) et qui de toute évidence gagnerait à s’affiner.

Source : http://www.insurancedaily.co.uk/2012/01/21/unemployed-face-30-car-insurance-loading/

Une mini 4 places qui pourrait bien révolutionner le marché Indien : Le RE-60

RE-60

C’est le véhicule qui pourrait bien changer la donne sur le marché automobile Indien, il a fait son apparition lors de l’Auto Expo 2012, le plus gros salon consacré à l’auto en Inde et est proposé par un acteur somme toute inhabituel dans le paysage automobile Indien : Bajaj auto.

Le géant Indien du 3 roues

Son nom de code est RE60. Et Bajaj auto, contrairement à ce que la marque pourrait laisser supposer n’est pas un acteur du marché des 4 roues : Il s’agit en fait du plus gros fabriquant mondial de véhicules 3 roues, et le second pour le marché des deux roues.  Le RE60 est donc la première tentative de la marque de s’imposer ( à pattes de velours certes) sur le marché des quatre roues.

Une clientèle très ciblée?

D’ailleurs, dans une position frôlant le grand écart conceptuel, Rajiv Bajaj, managing director de la firme est catégorique : Le RE60 n’est pas une voiture! Justifiant peu après ce point de vue sur le plan du marketing : Bajaj auto  (“As a marketing position, we are an anti-car company”). En résumé le gros de la cible pour le RE60 sera constitué (du moins c’est ce qu’affirme M Bajaj, peut-être soucieux de ne pas affoler la concurrence) par les utilisateurs des véhicules 3 roues de la firme… Ce qui pose bien sûr la question de savoir si Bajaj ne va pas de fait se concurrencer lui même…

Une réelle opportunité

L’intérêt du véhicule, c’est qu’il propose 4 places pour un encombrement minimum et vraisemblablement un tout petit prix, un créneau encore largement ignoré des géants du secteur, qui se concentrent davantage sur les deux places, et qui pourrait bien constituer une réelle opportunité pour la marque.. Avec à la clé, un très gros marché bien sûr….

Source : http://knowledgetoday.wharton.upenn.edu/2012/01/can-bajaj-auto-change-the-face-of-indian-public-transportation/

 

Plus d’intégration pour les mutuelles d’assurance de la SFEREN

capture d'écran du site de la sferen

La SFEREN, la Société de groupement d’assurances mutuelles (SGAM) regroupant Maif, Matmut et Macif, vient d’annoncer la création d’ici 2013 d’un réseau partagé de réparateurs agréés et d’experts. Un pas de plus vers l’intégration donc, motivé par des raisons d’économie : Cette mutualisation aura idéalement un impact à la baisse sur les coûts du groupement, est-ce à dire que ces baisses seront répercutées sur les cotisations des assurés, rien n’est moins sûr, au vu de la concurrence acharnée que se livrent les assureurs sûr l’assurance auto.

Un pouvoir de négociation accru

Cette nouvelle donne va bien sur entraîner des renégociations de tarifs auprès des réparateurs (même si dans un premier temps la Macif sera en retrait sur ce projet pour “cause de réorganisation interne”). Bénéficier d’une convention avec la Sferen est une manne appréciable pour ces derniers, la réunion des trois entités, dans cette perspective offrira a priori un pouvoir de négociation accru à la SGAM.

37% du chiffre d’affaire pour la branche auto

La Sferen c’était 23% de parts de marché de l’assurance auto en 2010 avec un chiffre d’affaire de 4,1 milliards  d’euros, et 12,5 millions de véhicules assurés. Mais le chiffre à méditer, c’est surtout que l’assurance auto représente  37% du chiffre d’affaire du groupement….  à mettre en rapport avec les dépenses au titre des pièces détachées qui s’élèveraient à plus d’un demi milliard d’euros,  560 millions d’euros précisément et représenteraient 47 % des coûts bruts réparation.

Plus d’intégration pour économiser plus

La création aurait déjà permis d’économiser 13,6 millions d’euros à ses entités, une broutille au regard des chiffres évoqués plus haut certes, nul doute que la SGAM espère ne pas s’arrêter là. Pour l’opération décrite ici, ce sont 50 millions d’économies qui seraient visés, soit 5% des coûts… Une libéralisation du marché de la pièce détachée comme le prône notamment l’UFC que choisir et les lobbies de distributeurs/réparateurs pourrait certes faire sensiblement baisser la facture, en face il y a toutefois d’autre lobbies, ceux des constructeurs qui n’ont bien sûr pas envie de tuer la poule aux œufs d’or et qui disposent probablement d’arguments qui pèsent leur poids en ces temps difficiles…

Une situation quelque peu monopolistique : Des hausses de prix abusives

Une étude d’UFC-Que Choisir a ainsi mis en évidence une augmentation de 26% entre 2005 et 2010 sur le prix des pièces carrosseries apparentes – 7,63% pour les prix à la consommation sur la même période.  Une autre enquête, de la FEDA cette fois-ci (Fédération des syndicats de la Distribution Automobile) mentionne elle des hausses jusqu’à 350% pour certains composants entre janvier 2008 et septembre 2009.

D’après l’article suivant (http://www.cat-logistique.com/pieces_de_rechange.htm ) dont je vous recommande fortement la lecture pour comprendre les tenants et aboutissants de ce marché bien verrouillé, les constructeurs détiendraient encore 55% d’un marché estimé à 90 milliards d’euros en Europe…

Sources :

http://www.ufcquechoisir-rennes.org/medias/files/livret-automobile-sept-2011-1.pdf

http://www.journalauto.com/lja/article.view/12952/la-sferen-aura-un-reseau-commun-de-reparateurs-agrees-et-d-experts/6/services

http://www.sferen.fr/organisation-chiffres-cles/chiffres-cles

Pour les statistiques des assureurs sur les pièces détachées, c’est ici : http://www.sra.asso.fr/

Ford dans la Silicon Valley -

Implantation de Ford dans la Silicon Valley

Ford dans la Silicon Valley

Ford Motor Co met en place un laboratoire de recherche dans la Silicon Valley. Les nouvelles infrastructures permettront à Ford de développer applications et nouvelles fonctionnalités pour ses véhicules dans un environnement « technologie friendly » : ces développements d’après une communication du groupe concerneraient des domaines aussi divers que les dispositifs de sécurité high-tech (la grande tendance du moment) ou les « advanced infotainment systems”. La nouvelle implantation permettra de développer des partenariats avec les start-ups et grandes entreprises déjà présentes dans la Silicon valley,  (le partenariat initié avec Microsoft qui a développé le software derrière le Sync system  est cité en exemple).

Source : http://www.thedetroitbureau.com/2012/01/ford-sets-up-shop-in-silicon-valley/

 

Le Postal en baisse dans le mix marketing de l’assurance

logo INN

Les envois papiers en baisse dans les sociétés d’assurance

D’après un sondage de Mintel Comperemedia,  cité dans Insurance Networking News (5/1/2012), le « marketing postal » serait en baisse de 11% entre 2011 et 2010 à la fin du troisième trimestre.  Conséquence logique de l’imprégnation de la profession par le « Digital ». Ce qui est intéressant c’est que si la tendance à la baisse est générale, elle n’est pas uniforme et varie selon les branches d’assurance (19% pour l’assurance vie).  Comme le note Insurance Networking,  mais on le savait déjà, la tendance globale au digital fait que les assureurs repensent en profondeur leur stratégie marketing. D’après Gary Wooley, directeur du consulting assurance chez  Mintel Comperemedia, l’année 2012 s’annonce comme une année particulièrement excitante d’un point de vue économique, avec à la clé des consommateurs plus “fébriles” …

Un marketing qui tire l’innovation produit

Toujours  d’après Wooley, les produits d’assurance devraient par ailleurs bénéficier de ce renouvellement du marketing…  Idée certes classique mais assez intéressante de tracer une relation entre l’évolution du mix marketing, les nouveaux canaux/médias, et la conception/innovation des produits.  La réactivité introduite par les nouveaux médias  (Les nouveaux rythmes notamment, le supplément de  concurrence qu’ils introduisent)  seraient aussi des moteurs d’innovation… Jusqu’à quel point, telle est la question, on ne peut pas non plus réinventer le monde tous les jours :-) .  Un autre moteur qui comptera vraisemblablement  dans l’avenir, et qui concerne là aussi les nouvelles technologies, c’est l’intégration croissante des systèmes de tarification temps réel des assureurs directement dans les comparateurs d’assurances : Les assureurs pourront monitorer les prix en ligne sur les comparateurs et adapter – beaucoup plus rapidement que maintenant – leurs tarifs & offres à celles des concurrents… Pour le meilleur et pour le pire…

Source : http://www.insurancenetworking.com/news/direct-mail-digital-insurance-29678-1.html

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